MATHIEU GAUTHIER; DU SANG NEUF AVEC LES TI-CATS

Verdun Ti-Cats: le football, de père en fils
 
 
Mathieu Gauthier devient le nouvel entraîneur de l’équipe de football mineur, Verdun Ti-Cats. Il cherche plusieurs joueurs pour compléter son équipe des 9-10 ans. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’à la fin du mois.L’entraîneur est le fils de Jacques Gauthier qui a notamment porté les couleurs des Cactus et des Carabins de l’Université de Montréal, puis dirigé le programme de football au Collège Notre-Dame pendant une trentaine d’années. Mathieu Gauthier avait déjà eu des propositions pour encadrer des sportifs, mais il les avait déclinés pendant 19 années et est devenu entrepreneur en immobilier.Il a finalement accepté pour son fils Louis, qui était à la recherche d’une identité et en est à sa deuxième année de football.«Les bienfaits de ce sport lui ont changé la vie et c’est devenu comme la chose la plus importante pour lui. Je me lance alors dans une aventure que je ne m’attendais jamais à vivre, souligne le père qui encadrera dès l’automne son enfant. J’ai décidé d’accepter le poste d’entraîneur en chef pour les Ti-Cats, avec les moustiques.»Les 9-10 ans ont la particularité de commencer à faire du sport de contacts, donc de plaquer l’adversaire à terre alors que les précédentes années, ils faisaient du flag-football.EntraîneurSelon Mathieu Gauthier, un entraîneur est la pierre angulaire de l’équipe. «Ultimement, ce sont les jeunes qui jouent sur le terrain, mais c’est moi qui suis responsable du succès de cette équipe et je suis excité à l’idée de répondre au défi de respecter les engagements que j’ai pris envers les parents qui ont décidé de me faire confiance avec leurs enfants», explique-t-il.L’homme de 44 ans considère sa participation comme une initiative communautaire dans laquelle il va s’investir pleinement.«Le but est que les jeunes aient du plaisir, mais on ne se le cachera pas, ils ont plus de plaisir lorsqu’ils gagnent les parties, rigole M. Gauthier. J’aime ça avoir des médailles de participations, mais je suis vraiment dans un état d’esprit où on va travailler fort, liés avec de belles capacités athlétiques des joueurs. Il n’y a aucune raison pour penser qu’on ne pourrait pas gagner un championnat cette année ou accomplir des choses extraordinaires, sauf qu’on va y aller une semaine à la fois.»L’entraîneur a suffisamment de joueurs pour former une équipe de 16, mais il souhaite cet automne arriver à 25.Une journée d’inscriptions supplémentaire est d’ailleurs prévue le 20 avril, de 10h à 14h, au chalet du parc Arthur Therrien.ParcoursSon père, Jacques Gauthier, l’a initié à plusieurs sports dans sa jeunesse et c’est le football qui a retenu le plus son attention. Il a commencé à Laval et à Saint-Laurent, puis il est entré dans les clubs de l’école secondaire, au cégep et à l’université.«En 1996, avec l’université Mount Allison au New-Brunswick, on avait une équipe décimée par les blessures, malgré tout on est allé surprendre l’équipe qui était classée numéro 1 au classement national, raconte Mathieu Gauthier. On ne s’attendait pas à la victoire et ça a été le plus beau moment de football que j’ai vécu dans ma vie.»L’effet de groupe est l’élément qui l’a séduit. «On devient un noyau de gens très tissés très serrés. Si on a la chance d’accomplir quelque chose d’extraordinaire ensemble, on devient des amis pour le restant de nos jours», affirme le sportif.Il ajoute que ça donne de belles valeurs, comme la discipline et le travail en commun, surtout dans notre société qu’il décrit comme étant un peu individualiste. Des atouts qui seraient utiles également en tant que citoyens et qu’employés.
 

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